Saitama est souvent réduite à tort à une banlieue ordinaire du nord-ouest de Tokyo. C'est en réalité une préfecture de près de 7,3 millions d'habitants, dotée d'une économie diverse et d'excellentes liaisons ferroviaires avec la capitale. Pour un Français qui souhaite un cadre de vie plus spacieux et abordable que Tokyo intra-muros, tout en gardant la capitale à portée de train, Saitama mérite d'être regardée de près.
Omiya, au cœur de Saitama City (environ 1,3 million d'habitants), est l'un des grands carrefours ferroviaires de l'est du Japon : plusieurs lignes Shinkansen y convergent, plaçant le centre de Tokyo à une vingtaine de minutes. Cette accessibilité exceptionnelle en fait un point d'ancrage commode pour qui travaille à Tokyo sans vouloir y résider. Une maison à proximité d'Omiya se situe souvent entre 50 et 85 millions de yens, dans un environnement urbain bien équipé en commerces et services.
Kawagoe constitue l'un des joyaux de la préfecture. Cette ville de 350 000 habitants conserve un quartier historique remarquablement préservé, Koedo (« le petit Edo »), avec ses entrepôts de marchands (kurazukuri), ses temples et son atmosphère d'avant-guerre. Le tourisme intérieur y est très actif le week-end, ce qui soutient une vie commerçante dynamique. Les maisons proches du centre ancien y coûtent souvent entre 60 et 110 millions de yens, et l'on y trouve aussi des biens anciens à rénover dans les quartiers alentour.
Pour qui cherche davantage d'espace et de nature, l'ouest de la préfecture autour de Chichibu offre un cadre montagneux, des festivals réputés et des prix nettement plus doux. On y trouve des maisons et des fermes anciennes, parfois inscrites sur les bases municipales d'akiya, à des niveaux de prix sans commune mesure avec la zone urbaine. Ce sont des biens de caractère pour un projet de résidence principale au calme, à condition d'accepter des trajets plus longs vers Tokyo.
Saitama bénéficie d'une démographie plus favorable que beaucoup de régions japonaises, portée par l'arrivée de jeunes familles fuyant les coûts de Tokyo. Cette vitalité soutient les services, les écoles et la vie de quartier. Les enfants de résidents étrangers y sont accueillis dans les écoles publiques avec un accompagnement linguistique progressif, conformément aux droits garantis par la loi. Comme partout, l'inscription en mairie (juminhyo) est la première démarche après l'installation.