Ibaraki, au nord-est du Kanto, est une préfecture de 2,8 millions d'habitants encore peu fréquentée des acheteurs étrangers. Tournée vers l'agriculture, la science et la mer, elle offre un cadre de vie spacieux et abordable, à la lisière de la zone métropolitaine de Tokyo. C'est une destination pour qui privilégie l'espace, la nature et un quotidien plus calme.
Mito, la capitale préfectorale (environ 270 000 habitants), porte une histoire ancienne liée au clan Tokugawa. Le jardin de Kairaku-en, l'un des trois plus beaux jardins paysagers du Japon, et l'ancienne école Kodokan en font une ville de patrimoine. Mito est reliée à Tokyo par la ligne Joban et ses trains express limités (Hitachi et Tokiwa), en une heure à une heure et quart environ. Les maisons y coûtent souvent entre 30 et 55 millions de yens, dans un cadre urbain à taille humaine.
Tsukuba occupe une place singulière. Cette ville scientifique, qui regroupe l'université de Tsukuba et de nombreux instituts de recherche, est reliée à Tokyo par la ligne Tsukuba Express, qui rejoint Akihabara en environ 45 minutes. Très verte et bien pensée, elle attire chercheurs et familles. Les maisons y sont un peu plus recherchées, souvent entre 50 et 85 millions de yens, et les communes voisines situées sur la même ligne offrent des biens plus accessibles.
Le reste de la préfecture déploie une grande variété de cadres. Hitachi, ville d'industrie, conserve un littoral agréable. Kashima abrite l'un des plus anciens et vénérés sanctuaires shinto du Japon. Sur la côte, le parc Hitachi Seaside, célèbre pour ses champs de fleurs, témoigne de la douceur du littoral d'Ibaraki. À l'intérieur, autour de Chikusei et de la campagne agricole, on trouve des maisons et des fermes anciennes, souvent inscrites sur les bases municipales d'akiya, pour un projet de vie rural à petit budget.
Pour les familles, Ibaraki offre de l'espace et un coût de la vie modéré. Les enfants de résidents étrangers sont accueillis dans les écoles publiques avec un accompagnement linguistique progressif, conformément aux droits garantis par la loi. L'inscription en mairie (juminhyo) est la première démarche après l'installation. Sur le littoral, comme partout au Japon, il est recommandé de vérifier le diagnostic parasismique (jishin shindan) du bien et de consulter les cartes d'aléa municipales (hazard maps).