La préfecture de Kanagawa est sans doute l'une des plus attractives pour un Français qui cherche un cadre de vie côtier tout en restant aux portes de Tokyo. Elle réunit Yokohama, deuxième ville du Japon par la population, Kamakura et ses temples historiques, et le littoral d'Enoshima. Beaucoup de familles francophones y voient un compromis rare entre la proximité de la capitale et un quotidien plus respirable, au bord de la mer ou au pied des collines.
Kamakura mérite une attention particulière. À environ une heure de Shinjuku par train JR, l'ancienne capitale médiévale conserve son charme côtier et son patrimoine bouddhiste, dont le Grand Bouddha de Kotoku-in. Des règles d'urbanisme strictes y limitent les constructions nouvelles, ce qui préserve le caractère résidentiel des quartiers historiques comme Yukinoshita ou Hase. Les maisons de qualité y coûtent souvent entre 70 et 130 millions de yens, et l'on y trouve une communauté française active autour d'ateliers d'art et de petites tables.
Yokohama offre une alternative plus urbaine et souvent moins chère que le centre de Tokyo, avec un urbanisme soigné. Le front de mer de Minato Mirai, le quartier de Sakuragicho et le plus ancien Chinatown du Japon en font une ville cosmopolite. Les écoles internationales y sont bien implantées, ce qui en fait un point d'ancrage commode pour les familles expatriées. Les biens familiaux y couvrent une large gamme de prix selon le quartier et la proximité des gares.
Vers le sud, autour de Fujisawa, Chigasaki et Enoshima, le littoral devient plus accessible et attire de jeunes familles en quête d'un rythme de vie plus doux. Le petit train Enoden, qui longe la côte, contribue à l'atmosphère balnéaire de ces quartiers. À l'ouest, Hakone et ses sources chaudes, reliées au reste de la préfecture par la ligne Odakyu, offrent un autre visage de Kanagawa, entre montagne et onsen.
La situation côtière impose une vigilance technique : sur le littoral comme partout au Japon, il est essentiel de vérifier le diagnostic de résistance sismique (jishin shindan) d'un bien avant tout achat, ainsi que son exposition aux risques naturels via les cartes d'aléa municipales (hazard maps). Les normes parasismiques, renforcées en 1981 puis après 1995, garantissent un haut niveau de sécurité pour les bâtiments récents ou rénovés. Pour les familles, les enfants étrangers sont accueillis dans les écoles publiques avec accompagnement linguistique, et l'inscription en mairie (juminhyo) reste la première démarche après l'installation.