Nara est l'une des destinations les plus attachantes du Kansai pour un projet de vie au Japon, et pourtant l'une des plus discrètes. Première capitale permanente du pays (de 710 à 794), elle conserve un patrimoine d'une densité rare, tout en affichant des prix sensiblement plus doux que sa voisine Kyoto, à quarante-cinq minutes de train. Pour qui veut le charme de l'ancien Japon sans la saturation touristique, Nara est une évidence souvent oubliée.
Les cerfs sika en semi-liberté du parc de Nara, plus de mille deux cents animaux considérés comme des messagers divins, donnent à la ville une atmosphère unique. Tout près s'élèvent le Todai-ji, qui abrite un grand Bouddha de bronze d'une quinzaine de mètres, et le Kasuga Taisha, sanctuaire célèbre pour ses milliers de lanternes de pierre et de bronze. Ce patrimoine vivant structure le quotidien sans l'étouffer : le flux touristique y reste plus modéré qu'à Kyoto.
Côté logement, Nara-shi, la capitale préfectorale, propose des maisons traditionnelles restaurées souvent entre 18 et 45 millions de yens, soit nettement moins que des biens comparables à Kyoto. Les machiya de Nara, héritées de l'époque où la ville était un centre marchand, allient robustesse et sobriété, avec souvent une cour intérieure et des dispositifs de ventilation pensés bien avant l'ère moderne. C'est un cadre idéal pour une résidence principale de caractère, proche des commodités urbaines.
Yoshino, célèbre pour ses milliers de cerisiers sauvages étagés sur les pentes et inscrite au patrimoine mondial dans le cadre des monts Kii (2004), offre une tout autre expérience, plus rurale et plus vaste. Une grande maison avec terrain y reste accessible, souvent entre 20 et 40 millions de yens, et les villages de montagne descendent en dessous pour des biens à rénover. C'est le choix de ceux qui recherchent l'isolement choisi, les forêts omniprésentes et une petite communauté soudée.
La position géographique de Nara est l'un de ses grands atouts pour la vie de famille : quarante-cinq minutes d'Osaka, une demi-heure de Kyoto, un accès aisé à tout le Kansai. Les communes reliées au réseau ferroviaire sont logiquement plus recherchées, tandis que les villages de montagne, comme dans la vallée de Kizugawa, restent abordables pour un projet plus contemplatif. Les enfants de résidents étrangers sont accueillis dans les écoles publiques avec accompagnement linguistique, et l'inscription en mairie (juminhyo) est la première démarche après l'installation.