Miyazaki, sur la côte sud-est de Kyushu, est l'une des préfectures les plus ensoleillées du Japon. Bordée par l'océan Pacifique, plantée de palmiers le long de ses avenues, elle évoque un Japon balnéaire et subtropical, prisé des surfeurs et des amateurs de plein air. La préfecture compte environ 1,04 million d'habitants, dont près de 400 000 dans la ville de Miyazaki. C'est une terre douce, agricole et tournée vers la mer, idéale pour un projet de vie au soleil.
Le marché immobilier y est parmi les plus accessibles de l'archipel. Une maison récente de taille moyenne se situe souvent entre 12 et 28 millions de yens dans la ville de Miyazaki, et les communes rurales de l'intérieur offrent des maisons traditionnelles et des akiya à des niveaux bien plus bas, parfois pour une somme symbolique assortie d'aides municipales. Le climat doux et les vastes terres agricoles attirent ceux qui rêvent de jardin, de potager ou d'un petit projet de culture.
Miyazaki est aussi une terre de mythes et de nature spectaculaire. Les gorges de Takachiho, où la roche volcanique encadre une rivière émeraude, sont au cœur de la mythologie fondatrice du Japon, et le kagura, danse sacrée jouée toute la nuit dans les villages en hiver, y est encore bien vivant. Sur la côte, l'île-sanctuaire d'Aoshima et son cordon de roches striées, surnommé la planche à laver des démons, et le sanctuaire d'Udo niché dans une grotte marine comptent parmi les sites les plus photographiés de Kyushu.
La préfecture est réputée pour son agriculture haut de gamme : les mangues de Miyazaki, dont les plus belles, les Taiyo no Tamago (Œufs du soleil), atteignent des prix records aux enchères, le bœuf de Miyazaki primé au niveau national, et le poulet grillé au charbon, spécialité locale. Des bourgs comme Aya, pionnier de l'agriculture biologique et entouré d'une forêt primaire de lauriers, attirent les porteurs de projet tournés vers une vie nature et autosuffisante.
Il faut connaître un point pratique avant de s'installer : Miyazaki n'est pas desservie par le Shinkansen et reste, par sa géographie, l'une des préfectures les plus à l'écart des grands axes. L'accès se fait par avion (l'aéroport de Miyazaki est proche du centre), par le train express Nichirin vers Oita et Hakata, ou par la route à travers les montagnes. Cet relatif éloignement préserve un cadre de vie paisible et des prix bas, mais se planifie. Les enfants de résidents étrangers sont accueillis dans les écoles publiques avec un accompagnement linguistique progressif, droit garanti par la législation japonaise. L'inscription en mairie (juminhyo) reste la première démarche après l'installation.