Shimane, sur la côte de la mer du Japon, est la deuxième préfecture la moins peuplée du pays (environ 642 000 habitants, juste après Tottori). Cette discrétion est précisément son atout : un patrimoine spirituel et culturel d'une grande profondeur, des paysages côtiers et montagnards préservés, et des prix immobiliers parmi les plus doux du Japon, parce que le tourisme de masse n'a pas transformé la région. Pour un projet de vie au calme, ancré dans un Japon authentique, Shimane est une rare opportunité.
Izumo (environ 170 000 habitants) est un haut lieu du shintoïsme. Le Grand Sanctuaire d'Izumo (Izumo Taisha), l'un des plus anciens et vénérés du Japon, accueille selon la tradition la réunion annuelle des divinités, au mois d'octobre du calendrier lunaire. Vivre à Izumo, c'est côtoyer cette atmosphère au quotidien. Les maisons traditionnelles bien entretenues s'y situent souvent entre 8 et 25 millions de yens, et les akiya à rénover descendent en dessous, parfois avec des aides municipales à l'installation.
Matsue, la capitale préfectorale (environ 200 000 habitants), mérite son surnom de Cité de l'eau, entre le lac Shinji, ses canaux et la rivière Ohashi. Son château, l'un des douze donjons féodaux d'origine encore debout au Japon, domine la ville. Les quartiers proches du château proposent des maisons souvent entre 25 et 45 millions de yens, tandis que les secteurs semi-ruraux, plus éloignés, descendent autour de 10 à 18 millions de yens pour des biens équivalents.
La côte sauvage de Shimane, faite de falaises et de petits ports, abrite des maisons de pêcheurs avec vue sur la mer, souvent sous 15 millions de yens. À l'intérieur, Iwami Ginzan, ancienne mine d'argent inscrite au patrimoine mondial, témoigne de la richesse historique de la région et de ses villages miniers préservés. C'est un cadre idéal pour un artiste, un artisan ou quiconque recherche la solitude et la beauté brute, sans renoncer à une communauté locale soudée.
Comme Akita, Shimane perd de la population, ce qui pousse les communes à soutenir activement l'installation de nouveaux habitants par des aides à l'achat et à la rénovation, surtout dans les zones les plus rurales. C'est un avantage concret pour qui veut s'ancrer durablement. Le coût de la vie y est bas et la nature omniprésente. Les enfants de résidents étrangers sont accueillis dans les écoles publiques avec accompagnement linguistique, et l'inscription en mairie (juminhyo) reste la première démarche après l'installation.